La tension politique monte entre cadres de l’opposition et responsables de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Le secrétaire national de l’ECIDE, Mike Isem, a vivement réagi aux récentes déclarations d’Augustin Kabuya visant Martin Fayulu.
Dans une sortie médiatique au ton particulièrement offensif, Mike Isem a estimé qu’Augustin Kabuya n’était pas en position de donner des leçons politiques au leader de l’ECIDE, rappelant les relations anciennes qu’entretenait Martin Fayulu avec le défunt opposant historique Étienne Tshisekedi.
« Kabuya ne connaît ni l’histoire de l’UDPS ni l’histoire politique de Martin Fayulu. Il y a des choses que Fayulu a discutées avec Étienne Tshisekedi que même son fils aujourd’hui ne connaît pas », a déclaré Mike Isem.
Selon le cadre de l’ECIDE, les échanges entre Fayulu et Étienne Tshisekedi étaient fréquents, aussi bien au siège du parti qu’à la résidence privée du leader historique de l’UDPS. Il affirme qu’à cette époque, Augustin Kabuya occupait un rôle mineur au sein du parti présidentiel.
Mike Isem a également accusé Augustin Kabuya d’ingratitude envers Martin Fayulu, affirmant que lui-même ainsi qu’Félix Tshisekedi fréquentaient régulièrement la résidence de Fayulu, connue sous le nom de Faden House.
Poursuivant ses attaques, le secrétaire national de l’ECIDE soutient que Martin Fayulu aurait joué un rôle déterminant dans la relance politique de l’UDPS entre 2006 et 2010, période qu’il décrit comme une phase de léthargie pour le parti.
Selon lui, Fayulu se serait rendu en Belgique avec Albert Moleka afin de rencontrer Étienne Tshisekedi pour discuter des stratégies de redynamisation de l’UDPS. Il affirme que ces échanges auraient contribué à l’organisation du congrès du parti en 2010, au cours duquel Jacquemain Shabani avait été désigné secrétaire national.
Mike Isem a également évoqué le rôle joué par Martin Fayulu dans la mobilisation contre le projet de révision constitutionnelle initié en 2015 sous le régime d’Joseph Kabila.
« C’est Fayulu qui a empêché en 2015 la révision ou le changement de la Constitution initié par Kabila », a-t-il affirmé, accusant au passage l’UDPS de privilégier à l’époque des négociations politiques autour de la Primature.
Le cadre de l’ECIDE a enfin critiqué la posture actuelle d’Augustin Kabuya sur la question du changement de Constitution, l’appelant à privilégier l’action parlementaire plutôt que les déclarations politiques.
Ces nouvelles passes d’armes traduisent l’intensification des tensions politiques en République démocratique du Congo, sur fond de débats autour de la gouvernance, des réformes institutionnelles et des rapports entre pouvoir et opposition.
Lelo

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