En ville de Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, la campagne des « 16 jours » d’activisme contre les violences basées sur le genre vient de se conclure ce mercredi 10 décembre 2025. Pendant cette période, plusieurs structures de défense des droits de l’enfant et de la jeune fille se sont mobilisées pour sensibiliser la population à l’importance d’éradiquer cette réalité tragique.
Baudouin Shako, coordonnateur de l’Asbl « Programme pour la Promotion des Droits de l’Enfant » (PPDE) à Beni, a souligné que bien que des efforts aient été réalisés pendant ces 16 jours, la lutte doit se poursuivre au-delà de cette campagne :
« 16 jours dans la lutte, oui nous avons fait le nécessaire, malheureusement il y a encore beaucoup à faire. Je crois que la lutte ne va pas s’arrêter parce que les 16 jours se sont écoulés », a-t-il déclaré.
Shako insiste sur l’importance de l’engagement continu des communautés dans cette cause cruciale.
L’activiste a également appelé les parents à jouer un rôle actif dans la protection de leurs enfants. Il a chargé les familles de prendre des mesures proactives pour éviter que leurs enfants ne tombent dans le cycle de la violence :
« Les parents ont un rôle majeur à jouer dans l’éradication de leurs enfants. Je les appelle à faire leur possible à l’avantage de leurs enfants ».
Il est impératif de rappeler que, conformément à la loi congolaise, toute personne commettant des violences sur les femmes et les jeunes filles s’expose à des poursuites judiciaires sévères. Le respect de la dignité humaine représente à la fois une lueur d’espoir et un devoir universel.
La clôture de cette campagne est donc une étape, mais le combat pour mettre fin aux violences basées sur le genre doit impérativement continuer.
GRACIANO NGUOMOJA depuis Beni ville

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