Irumu : Après l’attaque meurtrière d’Idohu, la société civile fustige l’inaction militaire et exige des mesures concrètes contre les ADF

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Le massacre de quatre civils, dont un bébé de trois mois, dans le village d’Idohu le mardi 9 décembre 2025, continue de susciter une vive indignation en territoire d’Irumu (Ituri). Dans une déclaration ferme, la société civile locale dénonce le silence des autorités militaires face aux alertes récurrentes de la population sur la présence active des rebelles ADF dans la zone.

« L’attaque du village d’Idohu doit interpeller les autorités militaires pour leur montrer que la menace ADF persiste encore là où se mènent les opérations Soudja », martèle un leader local.

Le village d’Idohu, situé le long de la RN4 dans le groupement Bandavilemba, a été visé par une incursion des ADF en début de soirée. Trois hommes ont été tués à la machette alors qu’ils revenaient des champs, et un nourrisson a succombé à une balle perdue. « Nous avons perdu trois adultes et un bébé. Le bilan est lourd, et la douleur est immense.»

La société civile reproche aux autorités militaires de ne pas prendre en compte les alertes communautaires :
«Nous avons toujours alerté comme quoi l’ennemi ADF fait des navettes sur la rivière Ituri… mais toutes ces alertes ne sont pas prises en compte. »

Elle recommande une série de mesures urgentes, notamment :

  • Le déploiement de patrouilles dans les zones reculées,
  • La sécurisation de la RN4 récemment rouverte,
  • L’utilisation effective des drones pour repérer les mouvements ennemis.

« Les drones qu’on nous a toujours chantés, où sont-ils ?», questionne-t-elle. « Il faut que les militaires écoutent les orientations de la population. Nous connaissons bien les mouvements de l’ennemi. »

En conclusion, la société civile appelle à une collaboration sincère entre autorités, armée et population afin de stopper l’hémorragie sécuritaire : « Il est temps d’agir pour que nous ne perdions plus de civils tués lâchement.»

Alex Diya

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