Nord-Kivu : État de siège; complicité ou incompétence ? (Tribune de Saddam Patanguli)

Estimated read time 2 min read

Depuis une dizaine d’années, l’Est de la République Démocratique du Congo est menacé par des agressions étrangères. Cette persistance de l’insécurité continue à faire couler ancre et salive des citoyens victimes de ces affres.
Sadam Patanguli, jeune leader et citoyen de la chefferie des Bashu au Nord-Kivu a été sceptique face aux actions attendues des élus de la région de l’Est.

« En campagne, ils promettaient de lever l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri. Trois ans après leur élection, le silence a remplacé leurs slogans. Où est le courage promis ? »

Le constat est amer

Les ADF continuent de tuer à Beni, Irumu et Mambasa, le M23 occupe toujours des territoires, les routes restent coupées; l’insécurité persiste.

Les objectifs ne sont pas atteints

Présenté comme militaire et exceptionnel, l’état de siège est devenu politique et interminable

L’économie étouffée

Les assemblées provinciales sont muselées, les autorités militaires locales ne rendent de comptes à personne, malheureusement ceux qui accusaient leurs prédécesseurs de « profiter » de l’état de siège votent aujourd’hui chaque prorogation au Parlement

Ce patriote s’est interrogé

« complicité ou incompétence ?« 

Complicité, s’ils ont compris qu’ils servent des intérêts et choisissent le silence. Incompétence, s’ils ont cru que la guerre se gagne par des slogans, sans stratégie ni courage politique.

Dans les deux cas, c’est la population qui paie le prix du sang.
Enfin il a énuméré certaines exigences dont :

  • Que les élus ayant fait campagne contre l’état de siège joignent l’acte à la parole et déposent une proposition de loi pour y mettre fin.
  • Si l’état de siège doit se poursuivre, que le gouvernement présente des objectifs précis, un calendrier et un mécanisme de contrôle.
  • Que la souffrance du Nord-Kivu et de l’Ituri cesse d’être un fonds de commerce électoral.

On ne trompe pas un peuple deux fois, l’histoire jugera ceux qui ont promis la paix et livré le silence, lr Nord-Kivu et l’Ituri méritent mieux.

Graciano Nguomoja

+ There are no comments

Add yours