RDC-Violations graves des droits humains à l’Est : un nouveau rapport accable le M23 et l’armée rwandaise

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Dans un rapport explosif à paraître, les experts de l’ONU mandatés par le Conseil de sécurité dressent un sombre tableau des exactions commises dans l’Est de la République Démocratique du Congo entre avril et octobre 2025. Le Mouvement du 23 mars (M23), soutenu militairement par le Rwanda, est accusé d’avoir tué 319 civils, dans des massacres où les Forces de défense rwandaises (RDF) auraient joué un rôle direct.

Selon les enquêteurs onusiens, ces crimes incluent des exécutions sommaires, arrestations arbitraires et destructions systématiques d’habitations, en particulier celles appartenant à des membres des FDLR ou à des civils Hutus perçus comme affiliés. Ces opérations ont provoqué des déplacements massifs de population.

Le rapport révèle également la présence active et continue de 6.000 à 7.000 soldats rwandais sur le territoire congolais. Un chiffre que Kigali nie, mais que les experts jugent déterminant, notamment dans la prise de Goma par le M23 en janvier 2025.

Le M23 est pointé comme le principal auteur des violations des droits humains sur la période étudiée. Le groupe armé serait responsable de 45 % des exécutions sommaires recensées à l’échelle nationale, et aurait mis en place une campagne de recrutements forcés dans toutes les zones sous son contrôle.

Fait notable : le rapport mentionne également que le gouvernement congolais a continué de collaborer avec les FDLR, malgré les engagements de neutralisation pris dans le cadre de l’accord de Washington signé le 4 décembre entre Tshisekedi et Kagame, sous la médiation de Donald Trump.

Ces conclusions, rendues publiques dans le cadre du rapport de mi-mandat de la MONUSCO, alimenteront les débats à venir au sein du Conseil de sécurité, notamment sur les sanctions potentielles et la légitimité du soutien international à Kigali.

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