Alors que les autorités provinciales du Sud-Ubangi séjournent actuellement à Kinshasa pour un atelier organisé par le gouvernement central sur la stabilité des institutions, une nouvelle tension surgit à Gemena. Le gouverneur Michée Mobonga est accusé d’avoir orchestré, à distance, la convocation d’une plénière visant la destitution de Malachie, président de l’Assemblée provinciale et son principal rival politique.
Selon plusieurs sources concordantes, le Secrétariat provincial d’Administration publique aurait reçu des instructions directes du gouverneur pour organiser, ce vendredi 14 novembre 2025, une cérémonie d’installation du doyen d’âge de l’Assemblée, une démarche qui vise à initier le processus de renouvellement du bureau sans l’aval du président actuel.
Un communiqué officiel signé par Siazo Mbui Michel, Secrétaire provincial, convoque tous les députés provinciaux à cette séance dans l’hémicycle de l’Assemblée provinciale à 10h00. Cette action, interprétée comme un contournement des décisions du pouvoir central, intervient pourtant dans un contexte où Kinshasa a appelé à la suspension de toutes motions de censure en provinces, le temps de restaurer le dialogue et l’équilibre institutionnel.
L’attitude du gouverneur Mobonga suscite l’indignation dans les milieux politiques et administratifs, certains y voyant un passage en force au mépris des directives nationales. D’autres parlent d’un coup politique visant à affaiblir les contre-pouvoirs en province.
Cette escalade relance le débat sur la fragilité des institutions provinciales et l’ingérence de l’exécutif dans les affaires de l’organe délibérant. Dans une province minée par les tensions et les crises de gouvernance, cette nouvelle manœuvre pourrait aggraver l’instabilité.
Les regards sont désormais tournés vers le Chef de l’État, garant du bon fonctionnement des institutions, pour tirer les conséquences de ce qu’une partie de l’opinion qualifie de « manœuvres complaisantes ».
BIN

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