RDC : Pour Henry Chakirwa, les obstacles au développement ne viennent pas de la Constitution

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Le débat suscité par les récentes déclarations du professeur Modeste Bahati Lukwebo continue d’alimenter les discussions au sein de l’opinion publique en République démocratique du Congo.

Alors que certains acteurs politiques pointent du doigt le cadre constitutionnel pour expliquer les difficultés que traverse le pays, le penseur libre Ir Henry Chakirwa propose une lecture différente de la situation.

Dans une réflexion largement relayée, il estime que les blocages qui freinent le développement national ne trouvent pas leur origine dans la Constitution, mais plutôt dans les pratiques de gouvernance et les choix opérés par les dirigeants politiques.

Des problèmes liés à la gouvernance

Selon lui, plusieurs difficultés souvent évoquées dans le débat public ne relèvent pas du texte constitutionnel. Il cite notamment les questions liées à la rétrocession aux provinces, la lenteur dans la réalisation des infrastructures, l’efficacité du contrôle parlementaire et la lutte contre les détournements des deniers publics.

Ir Henry Chakirwa évoque également d’autres défis majeurs, parmi lesquels la professionnalisation des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), la réforme de la Police nationale congolaise (PNC), la sécurisation des frontières ainsi que l’application effective des lois adoptées par les institutions du pays.

Des choix politiques critiqués

Dans son analyse, le penseur critique également certaines orientations budgétaires et politiques. Il cite, à titre d’exemple, l’affectation de ressources financières importantes à des initiatives liées au sport européen, alors que les infrastructures sportives nationales demeurent insuffisantes.

Il déplore par ailleurs la tendance de certains dirigeants à se faire soigner à l’étranger, au lieu d’investir davantage dans le système de santé national.

Selon lui, les décisions relatives aux nominations ou aux limogeages au sein des institutions publiques relèvent avant tout de la responsabilité des dirigeants et non des dispositions constitutionnelles.

Appel à un débat de fond

À travers cette grille d’analyse, Ir Henry Chakirwa invite les Congolais à examiner avec recul les causes réelles des blocages qui freinent le développement du pays.
D’après lui, avant même de commenter les propos de Modeste Bahati Lukwebo sur la Constitution, il serait nécessaire de répondre d’abord aux interrogations liées à la gouvernance et à la responsabilité des acteurs politiques.

Lelo

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