Le parti politique de l’opposant Delly Sesanga monte au créneau après l’interpellation de plusieurs de ses cadres et militants survenue dans la matinée de ce lundi 27 avril à Kinshasa.
Selon le secrétaire général du parti, Rodrigue Ramazani, les personnes arrêtées participaient à une manifestation contre l’arrivée présumée de migrants afghans en République démocratique du Congo. Parmi les interpellés figurent notamment Me Nicolas Daniel Lenga et Merdi Mazengo, appréhendés au niveau du rond-point Kintambo/Magasin.
Dans un communiqué, cette formation de l’opposition dénonce une « détention illégale » et exige la libération immédiate de ses membres. « Les séquestrer dans un lieu inconnu est une dérive grave », a déclaré Rodrigue Ramazani, pointant du doigt une atteinte aux libertés fondamentales.
Le parti insiste sur le caractère pacifique de la mobilisation. « Ils n’avaient ni arme à feu ni arme blanche, juste leurs voix pour défendre les intérêts des Congolais », a-t-il ajouté.
Sur les réseaux sociaux, des images largement relayées montrent des scènes de tension, avec des pneus brûlés sur la chaussée, des chants de protestation et des manifestants brandissant des calicots sur lesquels on peut lire : « Toboyi ba migrants afghans ».
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle des autorités compétentes n’a été enregistrée concernant ces interpellations. Cette situation intervient dans un climat politique sensible, marqué par des débats autour de la gestion des flux migratoires et des accords internationaux impliquant la République démocratique du Congo.
Rédaction

+ There are no comments
Add yours