Le Sénat de la République démocratique du Congo a officiellement pris ses distances avec les déclarations de son deuxième vice-président, Modeste Bahati Lukwebo, qui s’était exprimé publiquement contre toute initiative visant à modifier la Constitution.
Dans une mise au point rendue publique, l’institution parlementaire a précisé que les propos tenus par Modeste Bahati Lukwebo relevaient d’une position strictement personnelle et n’engageaient en rien le Sénat en tant qu’institution.
Cette clarification intervient après que le deuxième vice-président de la Chambre haute a pris position dans le débat naissant autour d’une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo. Dans ses déclarations, Modeste Bahati Lukwebo avait exprimé son opposition à tout changement de la loi fondamentale, appelant au respect du texte constitutionnel actuellement en vigueur.
Face à l’écho suscité par ces propos dans l’opinion publique et la classe politique, le Sénat a jugé nécessaire de recadrer la portée de cette sortie médiatique, rappelant que les prises de position officielles de l’institution doivent résulter d’une délibération collective et non d’initiatives individuelles.
Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution refait surface depuis plusieurs semaines dans le pays, certains acteurs politiques estimant qu’il serait opportun d’adapter la loi fondamentale aux réalités actuelles.
D’autres, en revanche, mettent en garde contre toute modification susceptible de remettre en cause les équilibres institutionnels établis par la Constitution du 18 février 2006.
Dans ce contexte, la réaction du Sénat vise à préserver la neutralité institutionnelle de la Chambre haute dans une discussion politique particulièrement sensible au sein de la classe dirigeante congolaise.
Rédaction

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