À Tshikapa, le renvoi de plusieurs élèves filles bénéficiaires de la bourse du Projet d’Appui à l’Amélioration de la Formation (PAAF) dans certains établissements scolaires suscite une vive réaction des autorités éducatives et de la société civile. Ces dernières appellent à un retour immédiat des élèves en classe, dans l’attente d’une solution structurelle au problème de financement.
Selon Faustin Mputu Kalala, représentant de la Coalition Nationale de l’Éducation Pour Tous, la situation observée sur le terrain est préoccupante. Il insiste sur la nécessité de garantir la continuité de la scolarité des jeunes filles concernées.
« Nous avons constaté des cas où des élèves filles bénéficiaires de la bourse du projet PAAF ont été renvoyées. Après nos échanges, nous estimons que la place de l’enfant est à l’école et non à la maison ou dans la rue », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, les acteurs de l’éducation appellent à une reprise urgente des cours, en attendant que les mécanismes de financement du programme soient régularisés entre les différentes parties prenantes.
De son côté, le ministre provincial de l’Éducation, Bosco Gérard Mundeke Kavundisa, a exprimé son inquiétude et appelé au calme. Il invite les acteurs éducatifs à privilégier le dialogue.
« Nous avons tous entendu les cris d’alarme des enseignants et des parents. Les responsables du PAAF au niveau national ont promis un communiqué officiel dans les prochaines heures », a-t-il indiqué.
Le ministre a également rappelé que le PAAF est un programme du gouvernement central visant à améliorer l’accès et le maintien des filles à l’école dans les provinces à faible taux de scolarisation, dont le Kasaï fait partie.
Les organisations syndicales, elles, affirment avoir effectué une descente sur le terrain pour identifier l’origine du blocage des paiements, qu’il soit lié au gouvernement central, provincial ou au ministère sectoriel.
Elles appellent à une clarification rapide afin d’éviter toute perturbation prolongée du calendrier scolaire.
En attendant les décisions officielles, les autorités exhortent les établissements scolaires à permettre la réintégration immédiate des élèves concernées, afin de préserver leur droit fondamental à l’éducation.
Passy MUIMA

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