Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, a relancé le débat sur la révision de la Constitution en République démocratique du Congo. Lors d’une prise de parole dans la matinée politique animée devant le siège de L’UDPS, ce cadre de la majorité présidentielle a estimé qu’une modification de la loi fondamentale ne devrait pas susciter de panique au regard des précédents dans l’histoire politique du pays.
« Mobutu Sese Seko a révisé la Constitution 17 fois, Laurent-Désiré Kabila l’a touchée trois fois, et Joseph Kabila l’a retouchée en passant de deux tours à un tour. Soyez calmes, nous allons toucher la Constitution », a déclaré Augustin Kabuya.
Par cette sortie médiatique, le secrétaire général de l’UDPS semble vouloir relativiser les inquiétudes suscitées par les discussions autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle. Selon lui, la modification de la Constitution n’est pas un fait inédit dans l’histoire institutionnelle de la RDC.
La Constitution actuellement en vigueur, promulguée le 18 février 2006, a déjà connu certaines révisions, notamment en 2011 lorsque le mode d’élection présidentielle est passé d’un scrutin à deux tours à un seul tour. Cette modification avait été adoptée sous la présidence de Joseph Kabila et avait suscité de vifs débats au sein de la classe politique et de la société civile.
Depuis plusieurs mois, la question d’une éventuelle adaptation de la Constitution aux « réalités actuelles » du pays est régulièrement évoquée par certains acteurs de la majorité.
Toutefois, ce débat reste sensible, notamment en raison des dispositions relatives à la limitation du nombre de mandats présidentiels.
Du côté de l’opposition et de plusieurs organisations de la société civile, toute initiative visant à modifier la Constitution est suivie avec attention, certains redoutant que cela ne touche à des équilibres institutionnels jugés fondamentaux.
Dans ce contexte, les propos d’Augustin Kabuya risquent de relancer la discussion politique autour de l’avenir de la Constitution et des éventuelles réformes institutionnelles en République démocratique du Congo
Rédaction

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