Gustavo Petro ordonne le rapatriement immédiat des Colombiens déportés vers la RDC

Estimated read time 2 min read

Le président colombien Gustavo Petro a ordonné à sa ministre des Affaires étrangères de rapatrier sans délai et « sans chaînes » les citoyens colombiens déportés par les États-Unis vers la République démocratique du Congo (RDC). Il a qualifié cette mesure d’« ostracisme » dans un message publié sur X.

Le 17 avril, un premier vol américain a acheminé environ 15 migrants d’Amérique du Sud, dont des Colombiens, des Péruviens et des Équatoriens, à Kinshasa. Ce transfert s’inscrit dans un accord bilatéral américano-congolais annoncé le 5 avril, dans le cadre de la politique d’expulsions vers des pays tiers de l’administration Trump. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) assiste les arrivants sur place.

Dans son tweet, Petro a déclaré : « Esto se llama ostracismo. Mientras Noboa me calumnia deja que sus amigos humillen a su pueblo. La canciller tiene orden de traer de inmediato a los colombianos desde el Congo y sin cadenas. » Il vise directement le président équatorien Daniel Noboa, accusé de tolérer cette « humiliation » tout en le calomniant.

Cette décision intervient dans un contexte de tensions bilatérales accrues entre Bogotá et Quito. Petro défend depuis longtemps un traitement digne des migrants, refusant les expulsions dégradantes.

La chancellerie colombienne active actuellement les protocoles pour organiser le retour. Aucun détail précis sur le nombre exact de Colombiens concernés ni sur le calendrier n’a encore été communiqué officiellement, mais des contacts sont en cours avec Kinshasa et l’OIM.

Cet épisode souligne les défis de la migration irrégulière en Amérique latine face à la politique américaine d’externalisation des expulsions. Les Colombiens concernés devraient regagner leur pays dans des conditions humaines, selon la ligne du gouvernement Petro.

+ There are no comments

Add yours