À l’occasion de la célébration de la Journée internationale du Travail, ce vendredi 1er mai 2026, Maître Katembo Mirembe Syavughangise a élevé la voix pour dénoncer les conditions salariales jugées précaires des travailleurs à Butembo, dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Coordonnateur de la Nouvelle Société Civile en ville de Butembo et activiste des droits humains, ce juriste a fustigé des rémunérations qu’il estime largement en deçà des efforts fournis par les employés.
Selon lui, de nombreux travailleurs perçoivent des salaires « dérisoires », largement inférieurs au Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), une situation qu’il qualifie d’inacceptable.
« Ces pratiques contribuent à l’appauvrissement des ménages et fragilisent davantage le pouvoir d’achat », a-t-il déploré.
Maître Katembo Mirembe souligne également que cette précarité salariale peut engendrer des dérives dans certains milieux professionnels, notamment des cas de vol, de surfacturation ou encore l’imposition de prix illicites, particulièrement dans des commerces.
Face à cette réalité, ce défenseur judiciaire appelle les travailleurs victimes de violations de leurs droits à saisir les services compétents, notamment l’Inspection du travail. Il exhorte, par ailleurs, les employeurs à revoir à la hausse les salaires de leurs employés, estimant que ces derniers contribuent directement à la production des richesses et à la génération des revenus des entreprises.
Cette prise de position intervient dans un contexte socio-économique difficile, marqué par un taux de chômage élevé et une insécurité persistante dans la partie orientale du pays, facteurs qui aggravent la vulnérabilité des travailleurs.
AMISI Jackson, depuis Butembo

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