Le débat sur la révision de la Constitution en République démocratique du Congo continue de susciter des prises de position au sein de la société congolaise. Le 29 avril 2026, à Kinshasa, l’archevêque Évariste Ejiba Yamapia a plaidé en faveur d’un changement du texte fondamental, mettant en avant un manque de consultation populaire lors de son adoption.
S’exprimant au cours d’une matinée de réflexion organisée autour du thème « L’Église face à l’actualité de sa nation », le président de l’Église du Réveil du Congo (ERC) et de la plateforme des confessions religieuses a déclaré :
« Le peuple n’a pas été réellement consulté quand on avait fait cette Constitution. »
Un appel à repenser le cadre institutionnel
Pour l’archevêque Ejiba Yamapia, cette situation justifie l’ouverture d’un débat national sur la réforme constitutionnelle. Il estime que le texte actuel mérite d’être revisité afin de mieux refléter les aspirations profondes de la population congolaise.
Cette prise de position s’inscrit dans une série d’initiatives portées par des acteurs religieux et de la société civile, visant à analyser les enjeux politiques, économiques et sociaux auxquels le pays est confronté.
Un sujet politiquement sensible
La question de la modification de la Constitution demeure toutefois un sujet délicat en RDC, en raison notamment de ses implications sur l’équilibre institutionnel et le principe de limitation des mandats.
Si certains soutiennent la nécessité d’adapter la loi fondamentale aux réalités actuelles, d’autres redoutent une éventuelle dérive politique et appellent au respect strict des dispositions en vigueur.
Rédaction

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