RDC : Joseph Kabila dénonce des sanctions américaines « injustifiées » et annonce une riposte judiciaire

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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, est sorti de sa réserve pour réagir aux sanctions prises à son encontre par les États-Unis. Dans un communiqué publié le 30 avril par son cabinet, l’ex-chef de l’État (2001-2019) fustige une décision qu’il qualifie d’« injustifiée » et de « politiquement motivée ».

Selon lui, ces mesures reposeraient sur des « accusations non étayées de preuves irréfutables » et s’inscriraient dans ce qu’il considère comme « le narratif du pouvoir de Kinshasa ». Une lecture qui, estime-t-il, pourrait être perçue comme un soutien extérieur à une gouvernance qu’il juge marquée par une dérive autoritaire.

Dans ce contexte, Joseph Kabila annonce son intention d’engager des démarches judiciaires afin de contester cette décision. Il entend notamment « activer les voies légales appropriées » pour obtenir la communication des éléments ayant conduit à sa désignation par les autorités américaines.

Au-delà de la contestation, l’ancien président adopte un ton résolument politique. Invoquant l’article 64 de la Constitution congolaise, il affirme vouloir « œuvrer sans relâche » pour « mettre fin à la dictature » et restaurer l’État de droit. Un positionnement qui marque une montée en puissance de son discours face au pouvoir en place.

Malgré cette posture critique, Joseph Kabila réaffirme son attachement à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale de la RDC ainsi qu’à la recherche d’une solution politique inclusive à la crise que traverse le pays.

Cette prise de parole intervient dans un climat politique déjà tendu, et pourrait accentuer les lignes de fracture au sein de la scène nationale, sur fond de pressions internationales croissantes et de débats autour de la gouvernance et de l’État de droit en République démocratique du Congo.

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