La coordination urbaine de la Société Civile du Congo (SOCICO) à Butembo se dit « choquée et indignée » après l’assassinat de Katembo Kavunga Joël, survenu dans la soirée du vendredi 27 mars 2026.
Selon cette structure citoyenne, la victime, mototaximan et enseignant au Complexe Scolaire De Lagombe, a été abattue vers 19h30 à Dewell, près de la 8ᵉ CEPAC, dans la cellule Maluvya, quartier Kyambogho, localité de Ndando, en territoire de Lubero à la limite avec la ville de Butembo. Il transportait deux passagers qui l’ont criblé de balles avant de s’emparer de sa moto et d’une importante somme d’argent.
La SOCICO rappelle que ce meurtre intervient deux jours après un autre drame : l’assassinat d’un jeune garçon, dont le corps avait été retrouvé dans une toilette inachevée au quartier Kaliva, en commune Mususa en ville de Butembo juste à côté.
Face à cette recrudescence de l’insécurité, la société civile alerte sur la dangerosité du tronçon Njiapanda-Kyambogho, devenu, selon elle, un foyer d’attaques armées contre les usagers.
Dans sa déclaration de ce samedi 28 mars 2026, la SOCICO condamne fermement cet « acte odieux », présente ses condoléances à la famille de la victime et exige l’ouverture d’une enquête pour identifier et traduire les auteurs en justice.
Elle recommande par ailleurs aux services de sécurité de renforcer les patrouilles nocturnes, notamment sur l’axe Njiapanda-Mususa, et de procéder à des opérations de bouclage dans les communes de Mususa et Kimemi afin de traquer les criminels et les armes en circulation.
L’organisation appelle également le gouvernement congolais à accélérer le processus de désarmement des groupes armés, tout en invitant la population à faire preuve de vigilance et à collaborer avec les forces de sécurité.
« Nous exigeons justice et sécurité pour tous », a déclaré Célestin Thasihalia, coordonnateur de la SOCICO Butembo.
AMISI Jackson, depuis Butembo

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