Une nouvelle affaire de violences impliquant des éléments militaires présumés suscite l’indignation à Kinshasa. Gloria Sumbu, cadre du parti Alliance des Bâtisseurs intègre de la République, formation politique membre de l’Union sacrée de la Nation, affirme avoir été victime d’une agression physique perpétrée par des agents escortant un général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Les faits se seraient produits dimanche dans un embouteillage sur un tronçon routier situé entre les quartiers Pompage, Malweka et l’hôpital général de référence de Kinshasa, communément appelé Mama Yemo.
Selon le témoignage de la victime, un véhicule bâché escortant un haut gradé de l’armée aurait tenté de se frayer un passage alors que la circulation était totalement bloquée.
« Nous étions au total quatre véhicules dans la file. Deux véhicules se trouvaient devant nous et pouvaient facilement avancer pour leur libérer le passage. Malgré cela, les militaires se sont acharnés sur nous qui étions derrière et nous ont ordonné de descendre pour dégager la voie alors qu’il n’y avait même pas d’espace pour circuler », a expliqué Gloria Sumbu.

Toujours d’après son récit, la situation aurait rapidement dégénéré. Des militaires seraient descendus de leur véhicule, proférant des insultes avant de tenter de contraindre les automobilistes à dégager la route.
« Un militaire armé est sorti et a brisé le pare-brise de mon véhicule. Les éclats de verre m’ont blessée au niveau du cou », a-t-elle ajouté.

Suite à cette agression, Gloria Sumbu appelle les autorités judiciaires à se saisir du dossier afin que justice soit faite, d’autant plus que l’incident survient en pleine célébration du mois dédié aux droits des femmes.
Cette affaire relance également le débat sur le civisme routier et les abus d’autorité dans la capitale congolaise, alors que les autorités provinciales de Kinshasa ont récemment annoncé des mesures visant notamment à interdire la circulation des véhicules bâchés et à lutter contre les privilèges abusifs sur la voie publique.
Rédaction

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