Le ministre congolais des sports, Didier Budimbu, a relancé le débat sur la révision constitutionnelle en République démocratique du Congo. Selon lui, la situation sécuritaire persistante dans l’Est du pays et certaines limites de la Constitution actuelle justifieraient une réforme permettant au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat.
En République démocratique du Congo, la question de la révision ou du changement de la Constitution continue d’alimenter les débats politiques. Cette fois, c’est le ministre des Hydrocarbures, Didier Budimbu, qui s’est exprimé ouvertement en faveur d’une modification de la loi fondamentale afin de permettre au président Félix Tshisekedi de poursuivre son action au-delà de la limite constitutionnelle actuelle.
« Nous n’aurons peur de personne et nous ne devons pas nous voiler la face. Avec la situation actuelle et les limites que nous constatons dans notre Constitution, il faut la changer afin d’offrir un troisième mandat à Félix Tshisekedi pour qu’il termine la guerre qui endeuille notre pays pendant plus de 30 ans », a déclaré Didier Budimbu.
Pour le membre du gouvernement, la durée du conflit dans l’Est du pays, qui implique notamment les rebelles du M23 et d’autres groupes armés, nécessite une continuité du leadership politique et militaire au sommet de l’État. Il estime que certaines dispositions constitutionnelles actuelles pourraient constituer un frein à la mise en œuvre d’une stratégie de long terme pour ramener la paix.
Cette prise de position intervient dans un contexte politique déjà marqué par de vives discussions autour d’une éventuelle révision constitutionnelle.
Plusieurs acteurs politiques et membres de la société civile restent toutefois opposés à toute modification susceptible de toucher à la limitation des mandats présidentiels, considérée comme un acquis démocratique.
En RDC, la Constitution adoptée en 2006 limite le président de la République à deux mandats. Toute initiative visant à modifier cette disposition s’annonce donc particulièrement sensible et pourrait raviver les tensions politiques dans le pays.
Le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC reste ainsi ouvert, entre partisans d’une réforme jugée nécessaire pour faire face aux défis sécuritaires et défenseurs du strict respect de l’ordre constitutionnel.
Rédaction

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