Une nouvelle controverse secoue les sphères politico-administratives de Kinshasa. En cause : une affaire présumée de spoliation visant un site relevant de la Division provinciale de la Santé, qui met en lumière des tensions entre le ministère de l’Urbanisme et Habitat et la Primature.
Selon plusieurs sources concordantes, la Première ministre Judith Suminwa aurait, depuis le 5 octobre 2025, instruit le ministre de l’Urbanisme et Habitat, Alexis Gisaro, de privilégier la protection des biens de l’État. Cette instruction aurait notamment porté sur l’annulation d’un arrêté controversé signé par son prédécesseur, Pius Muabilu, et jugé préjudiciable aux intérêts publics.
Au cœur du litige, un terrain stratégique occupé par les services de la Division provinciale de la Santé, qui ferait l’objet de revendications privées. Des voix s’élèvent pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme une tentative de spoliation au détriment de l’État congolais.
Dans une déclaration publique, Evin’s Tulomba Malembe, président de la Dynamique des Jeunes Ne Kongo (DJNK), a fustigé l’attitude du ministre Gisaro, l’accusant de « boycotter » les instructions de la cheffe du gouvernement.
Il qualifie cette posture d’antipatriotique et estime qu’elle fragilise l’autorité de l’exécutif. Pour ce mouvement de jeunesse, une révocation du ministre serait l’unique solution pour restaurer la discipline gouvernementale et préserver le patrimoine public.
À ce stade, le ministère de l’Urbanisme et Habitat n’a pas officiellement réagi à ces accusations. Aucune communication formelle n’a non plus été publiée par la Primature pour confirmer ou infirmer l’existence d’un bras de fer institutionnel.
Cette affaire ravive toutefois le débat sur la gestion du foncier public dans la capitale congolaise, où les conflits liés aux terrains administratifs et aux infrastructures étatiques restent fréquents.
Plusieurs observateurs appellent à la transparence, à la publication des actes administratifs concernés et à un audit indépendant afin d’éclairer l’opinion publique.
En attendant, le dossier continue d’alimenter les discussions politiques, dans un contexte où la gouvernance et la protection des biens de l’État demeurent des enjeux majeurs pour les autorités congolaises.
Lelo

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