RDC : Le CNC de Tshisekedi accusé d’agir comme une police politique

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Un reportage du quotidien français Le Monde récemment diffusé met en lumière les inquiétudes croissantes autour du Conseil national de cyberdéfense (CNC), une structure officiellement rattachée à la présidence de la République démocratique du Congo.

L’institution, créée pour coordonner les services liés à la cyberdéfense et au renseignement, est aujourd’hui accusée par ses détracteurs d’agir comme une véritable police politique, à travers des pratiques de surveillance intrusive et des détentions jugées arbitraires visant opposants, journalistes et activistes.

Une mission contestée

Selon une communication gouvernementale du 14 septembre 2023, le CNC avait pour vocation de prévenir et contrer les attaques cybernétiques contre l’État.

Mais plusieurs observateurs estiment que la structure s’éloignerait progressivement de sa mission initiale pour intervenir dans des dossiers à forte connotation politique, alimentant les critiques sur un possible détournement de mandat.

L’affaire Parole Kamizelo

Le cas de Parole Kamizelo cristallise ces préoccupations. Figure connue de l’opposition à Kinshasa, il comparaît depuis le 28 janvier devant un tribunal pour diffusion de fausses nouvelles et outrage au chef de l’État.

Pour ses soutiens, son dossier ne relève pas d’une menace cybernétique, mais plutôt d’un contentieux politique, relançant le débat sur les contours et les limites d’intervention du CNC.

Défense des autorités, inquiétudes des critiques

Les autorités congolaises, sous la présidence de Félix Tshisekedi, défendent le CNC comme un outil stratégique de lutte contre la cybercriminalité et les menaces à la sécurité nationale.

À l’inverse, des voix critiques évoquent des arrestations arbitraires, des détentions secrètes et un encadrement étroit des opposants politiques, créant un climat de méfiance parmi les journalistes et les activistes.

Depuis l’accession au pouvoir de Félix Tshisekedi en 2019, plusieurs organisations nationales et internationales dénoncent un usage croissant des structures sécuritaires pour neutraliser la dissidence.

L’affaire Kamizelo demeure, à ce jour, l’exemple le plus médiatisé de ce que certains qualifient de dérives autoritaires sous couvert de cyberdéfense.

Lelo

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