Sommet d’Addis-Abeba : Jean Bosco Badibanga plaide pour une application stricte des principes de l’Union africaine

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À l’occasion du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine (UA), tenu le 15 février 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, les chefs d’État et de gouvernement ont examiné les défis sécuritaires et institutionnels du continent, marqués notamment par la recrudescence des coups d’État militaires et les crises de légitimité politique.
Dans ce contexte, Maître Jean Bosco Badibanga, présenté comme révolutionnaire panafricain, a salué la position du Président angolais João Lourenço, qui a dénoncé toute tentative de légitimation des coups d’État à travers des transitions présentées comme des retours à l’ordre constitutionnel.
Une référence implicite a été faite à la situation du Gabon avec le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’État militaire.

Une lecture globale des crises politiques

Toutefois, Me Badibanga estime que la cohérence institutionnelle impose une approche plus globale des causes profondes des crises politiques en Afrique.
Selon lui, la condamnation des coups d’État doit s’accompagner d’une vigilance accrue face :
Aux révisions constitutionnelles controversées
Aux pratiques politiques affaiblissant la confiance citoyenne
Aux dérives susceptibles d’éroder l’État de droit
Il rappelle que les textes fondateurs de l’UA notamment l’Acte constitutif et la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance consacrent des principes clairs :
Respect de l’ordre constitutionnel
Alternance démocratique
Limitation du pouvoir par le droit
Primauté de l’État de droit
Pour lui, ces principes doivent être appliqués de manière uniforme, sans sélectivité.

Au-delà de la prévention des coups d’État

Me Badibanga souligne que la stabilité durable du continent ne peut reposer uniquement sur la prévention des changements anticonstitutionnels de gouvernement.
Elle suppose également :
Le renforcement de l’indépendance des institutions judiciaires et électorales
La consolidation du contrôle parlementaire
La transparence dans la gestion publique
L’ouverture d’espaces politiques favorisant l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants
Il estime que le rajeunissement de la classe politique africaine et la crédibilité des processus électoraux constituent des leviers essentiels pour prévenir les ruptures institutionnelles et restaurer la confiance entre gouvernants et gouvernés.

Un appel à une réflexion stratégique

En conclusion, Maître Jean Bosco Badibanga invite l’Union africaine à engager une réflexion stratégique sur la gouvernance constitutionnelle et la prévention structurelle des crises, afin de consolider une stabilité politique fondée sur la légitimité démocratique et le respect des principes fondamentaux de l’organisation continentale.

Lelo.

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