La durée moyenne d’une constitution est de 17 ans, la constitution de la RDC mérite sa révisitation.« E. Boshab »

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Le débat sur l’avenir de la Constitution congolaise refait surface sur la scène politique nationale. Promulguée le 18 février 2006, au sortir d’une longue transition post-conflit, la loi fondamentale avait pour ambition de stabiliser les institutions, encadrer la compétition politique et consolider l’unité nationale.

La position du professeur Evariste Boshab

Pour le professeur Evariste Boshab, ancien président de l’Assemblée nationale et figure jadis proche de Joseph Kabila, aujourd’hui considéré comme proche du pouvoir de Félix Tshisekedi, la question d’une réforme constitutionnelle semble désormais difficile à éluder.
S’appuyant sur un auteur américain qui estime à 17 ans la durée de vie moyenne d’une Constitution, il relève que le texte congolais a dépassé ce seuil symbolique. Pour lui, cette longévité interroge la capacité d’adaptation de la norme suprême face aux mutations politiques, sécuritaires et économiques du pays.

Une constance intellectuelle

Cette position n’est pas nouvelle. En 2013, alors que la Constitution n’avait que huit ans et venait d’être modifiée en 2011, Boshab publiait l’ouvrage :

Entre révision de la Constitution et inanition de la Nation

Dans ce livre au ton polémique, il plaidait déjà pour une réflexion sur l’évolution institutionnelle, estimant qu’une Constitution figée risquait de conduire à une « inanition » de la nation autrement dit, un affaiblissement progressif de l’État par manque d’adaptation.

Les enjeux du moment

Le débat soulève plusieurs interrogations majeures :

  • Faut-il réviser ou réécrire entièrement la Constitution ?
  • Quels équilibres institutionnels préserver (présidentialisme, décentralisation, séparation des pouvoirs) ?
  • Comment éviter que la réforme ne soit perçue comme une manœuvre politique conjoncturelle ?

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants à l’Est, des tensions politiques récurrentes et des attentes sociales élevées, la question constitutionnelle dépasse le simple cadre juridique. Elle touche au pacte républicain lui-même.

BIN

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