À Beni, l’inquiétude grandit face à la prolifération de l’alcool frelaté et des substances stupéfiantes. Des jeunes de la ville haussent le ton et appellent à une mobilisation urgente des autorités pour endiguer ce phénomène qu’ils jugent dévastateur.
Vendredi, une délégation de jeunes conduite par Azarias Mokonzi et Erikas Kyaviro a été reçue par le maire de la ville. Objectif : alerter sur les conséquences alarmantes de la consommation de ces produits et proposer des pistes de solutions.
Selon Azarias Mokonzi, plusieurs cas de décès liés à la consommation d’alcool frelaté et de drogues ont déjà été enregistrés dans différentes communautés.
« Nous avons fait part des cas de décès enregistrés dans nos communautés à la suite de la consommation de ces boissons et drogues, et nous avons soumis des propositions concrètes pour mettre un terme à ce fléau », a-t-il déclaré.
Pour ces jeunes leaders, la situation est critique. Azarias Mokonzi qualifie ce phénomène de véritable « guerre silencieuse », mettant en péril l’avenir de toute une génération.
« Nous avons échangé avec Monsieur le Maire sur la problématique de la toxicomanie, notamment la commercialisation et la consommation de produits fortement alcoolisés et toxiques », a-t-il ajouté.
Ils plaident pour une réponse rapide, coordonnée et multisectorielle, impliquant à la fois les autorités, les familles et la société civile.
Cette démarche intervient quelques jours après une correspondance adressée au gouverneur militaire du Nord-Kivu, sollicitant une implication accrue de l’exécutif provincial.
Les jeunes insistent sur la nécessité d’un engagement ferme pour freiner la commercialisation de ces produits jugés dangereux, souvent accessibles à bas prix et largement consommés par les jeunes.
Selon plusieurs témoignages, l’usage de ces substances contribuerait à une hausse des décès, mais aussi à des troubles psychiques au sein de la jeunesse.
Pour les initiateurs de cette alerte, l’inaction pourrait avoir des conséquences dramatiques. Ils redoutent qu’en l’absence de mesures concrètes, une génération entière soit compromise par ce fléau.
Certains observateurs évoquent même des pratiques visant à maintenir une jeunesse affaiblie, tant physiquement que mentalement, à travers la prolifération de ces produits nocifs.
Face à cette situation, les jeunes de Beni appellent à une mobilisation générale afin de protéger la santé publique et préserver l’avenir de la jeunesse.
Isaac Bin-Ngeve

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