Aucours d’une réunion des composantes de la société civile forces vives de Lubena, localité située en groupement Baswagha Madiwe, les participants ont tracé ce vendredi un bilan sombre dans cette région. Aumoins 5 cas de vols qualifiés ont été enregistrés enregistrés à l’espace de 3 semaines seulement de ce mois d’Avril.
La société civile s’indigne vu qu’aucun suivi judiciaire effectif n’a été assuré concernant les présumés auteurs.
Réunies ce vendredi 24 avril 2026, les composantes de la société civile ont noté :
- L’assassinat du jeune Ekoka Kitoko, dont le corps a été découvert sur l’axe Métal, sa motocyclette emportée dans la destination inconnue;
- Des actes de charlatanisme signalés au quartier Maendeleo en date du 12 Avril 2026
- Pire encore la patrouille nocturne, est devenue une source de conflit ouvert entre la population et les éléments de l’ordre affectés. Ils sont reprochés de
-Procéder aux fouilles corporelles abusives et à l’extorsion de fonds, en violation du Code pénal militaire et de la Constitution du 18 février 2006 garantissant la dignité humaine ;
-Rançonner les civils aux abords des salles de cinéma, débits de boissons et autres lieux de rassemblement, au lieu d’assurer leur protection conformément à la Constitution ;
-Transformer les interpellations en activités de « coopération privée où des tortues», notamment par la rétention arbitraire de motocyclettes à des faits personnelles, à l’insu de la hiérarchie ;
-Exiger le paiement de sommes d’argent aux familles pour la libération des personnes gardées à vue, pratique prohibée par la Constitution et du Code de procédure pénale.
Cette situation brise
le « mariage civilo-militaire », pourtant socle de la sécurité participative prônée par la Loi n°11/013 du 11 août 2011 portant organisation et fonctionnement de la Police Nationale Congolaise et la Loi organique n°11/012 du 11 août 2011 portant organisation et fonctionnement des Forces Armées.
Cette structure a recommandé quelque points, dont la lecture du procès verbal a été lu par Tchétché Aliamini, président de la société civile forces vives de Lubena.
- Exige le retour immédiat des unités de patrouille à leur mission légale
- Demande la mise en place, sans délai, d’un Plan Local de Sécurité Participative impliquant les leaders communautaires,
- Saisir systématiquement l’Auditorat Militaire de Garnison de Beni-Butembo et les juridictions civiles compétentes en cas de flagrance ou de récidive,
- Appelle le Commandement des opérations à assainir les rangs et à sanctionner disciplinairement et pénalement tout élément qui se rendrait coupable d’extorsion, de vol, de consommation de stupéfiants ou de détention arbitraire ;
- Recommande la restitution régulière à la population des décisions issues des réunions de sécurité, en vertu du principe de redevabilité et de transparence dans la gestion des affaires publiques
Graciano Nguomoja

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