Il n’y a désormais plus aucun doute. Claude Ibalanky, ancien ambassadeur itinérant du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a officiellement rejoint la rébellion de l’AFC/M23.
L’annonce a été faite à Goma, où l’intéressé est apparu publiquement aux côtés de Corneille Nangaa, coordonnateur de l’AFC, et de Bertrand Bisimwa, figure dirigeante du M23.
Cette apparition met fin aux spéculations qui circulaient depuis plusieurs semaines sur son positionnement politique et sécuritaire.
Claude Ibalanky occupait jusqu’alors le poste stratégique de coordonnateur du Mécanisme national de suivi (MNS) de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, un instrument censé accompagner les efforts de paix et de stabilisation de la République démocratique du Congo et de la région des Grands Lacs.
Ces derniers mois, il avait multiplié des prises de position critiques sur les réseaux sociaux, exprimant ouvertement ses frustrations vis-à-vis de sa marginalisation au sein des cercles décisionnels du pouvoir en place.
Il dénonçait notamment le fait d’être, selon ses termes, systématiquement relégué au second plan, malgré son expérience et ses responsabilités passées.
Dans l’une de ses déclarations les plus relayées, Claude Ibalanky s’interrogeait publiquement :
« Si l’on vous interdit de manger dans une maison, allez-vous mourir de faim pour prouver votre loyauté ? »
Avant d’ajouter, dans une métaphore sportive :
« Si un coach vous met au banc à vie, est-ce la fin de votre carrière ? »
Son ralliement à l’AFC/M23 constitue un nouveau coup dur politique et symbolique pour le pouvoir de Kinshasa, dans un contexte déjà marqué par une instabilité sécuritaire persistante dans l’Est du pays et par une série de défections de personnalités politiques ou administratives vers les mouvements rebelles.
BIN

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