La situation économique dans l’Est de la République démocratique du Congo atteint un seuil critique. L’occupation de plusieurs territoires du Sud-Kivu par l’AFC/M23 a entraîné un effondrement drastique des recettes publiques.
En conférence de presse à Kinshasa, le gouverneur Jean-Jacques Purusi a tiré la sonnette d’alarme : « Nous avons perdu 84 % de nos recettes ». Une chute vertigineuse qui met en péril le fonctionnement même de la province.
Dans le même temps, les zones sous contrôle de l’AFC/M23 continuent de générer d’importants flux financiers. Selon l’autorité provinciale, entre 17 et 20 millions de dollars américains seraient perçus chaque mois dans ces territoires. Des revenus qui, affirme-t-il, échappent totalement à l’État congolais.
Plus inquiétant encore, ces fonds traversent au Rwanda, renforçant les soupçons persistants de circuits économiques parallèles liés au conflit. Une situation qui accentue non seulement la fragilité économique du Sud-Kivu, mais alimente également les tensions régionales.
Ce déséquilibre financier illustre l’ampleur des conséquences de l’occupation sur la gouvernance locale.
Privée de ses ressources, la province peine à assurer les services de base, tandis que les populations continuent de subir les effets combinés de l’insécurité et de la crise économique.
Face à cette réalité, la question du contrôle des ressources et de la souveraineté économique s’impose plus que jamais comme un enjeu central dans la résolution du conflit à l’Est de la RDC.
Lelo

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