Moins d’une semaine après la signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda à Washington, le gouvernement congolais monte au créneau. Lors d’une déclaration télévisée ce mercredi, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, a vivement dénoncé la recrudescence des violences à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, pointant du doigt le Rwanda et ses soutiens au M23.
« L’accord de paix signé le 4 décembre devait garantir le respect de l’intégrité territoriale de la RDC et l’arrêt des hostilités. Six jours après, le constat est amer », a déclaré M. Muyaya, visiblement préoccupé par l’évolution de la situation sur le terrain.
Le gouvernement accuse Kigali de violations flagrantes de l’accord, notamment par des bombardements et l’usage de drones suicides sur des zones civiles de l’Est congolais, en particulier dans la plaine de la Ruzizi, à proximité d’Uvira.
« Le retrait des troupes rwandaises était une condition essentielle. Au lieu de cela, nous faisons face à des attaques venues du territoire rwandais », a ajouté le porte-parole, appelant à une réaction ferme des garants de l’accord, dont les États-Unis et le Qatar.
La situation à l’Est de la RDC reste donc volatile, malgré les efforts diplomatiques récents. Le gouvernement congolais exige le respect immédiat des engagements pris, notamment le retrait total et vérifiable des forces étrangères, condition jugée indispensable pour restaurer une paix durable dans la région.
Rédaction

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