Le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, Paul Nsapu, a déclaré que son institution ne confirme pas, à ce stade, les informations faisant état de deux décès lors des incidents survenus en marge du sit-in de l’opposition organisé à Kinshasa.
S’exprimant au terme des premières vérifications menées par la CNDH, Paul Nsapu a affirmé qu’une des personnes présentées comme morte est en réalité vivante. Selon lui, il s’agit d’un homme connu sous le nom de Ngadiadia, retrouvé dans un état critique après les événements.
« Je ne confirme pas un mort parce qu’on n’a pas retrouvé le deuxième mort dont on parle tant. On a retrouvé un qui était dans un état très très difficile. Les messieurs qui l’ont tiré l’ont laissé par terre devant l’ECiDé. Ce monsieur est en vie », a-t-il déclaré.
Le président de la CNDH a indiqué avoir personnellement rencontré cette personne, sans toutefois révéler l’endroit où elle est prise en charge, invoquant des raisons de sécurité. « Sur les deux morts, celui qui était un des deux est vivant, il n’est pas mort, il n’est pas décédé, alias Ngadiadia », a-t-il insisté.
Concernant le bilan global des incidents, Paul Nsapu a expliqué que les premières données recueillies par son institution font état d’un nombre de victimes qui « ne devrait pas dépasser trente personnes ». Ce chiffre englobe des personnes arrêtées, interpellées ou encore signalées comme disparues.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de forte controverse autour du bilan humain des échauffourées ayant accompagné la mobilisation de l’opposition contre un éventuel changement de la Constitution. Plusieurs organisations et acteurs politiques continuent de réclamer la lumière sur les circonstances exactes des incidents.
La CNDH assure poursuivre ses investigations afin d’établir un bilan définitif et de documenter les éventuelles violations des droits humains liées à ces événements.
Investigateur.net
Au-delà de l’actualité

+ There are no comments
Add yours