Kinshasa : les autorités provinciales livrent leur version des incidents survenus lors de la manifestation du Sit-in de l’opposition

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Le gouvernement provincial de Kinshasa est sorti de son silence après les incidents qui ont émaillé la manifestation organisée par l’opposition dans la capitale. Face aux accusations de répression formulées par plusieurs acteurs politiques, les autorités provinciales ont présenté leur propre lecture des événements.

Selon le gouvernement provincial, les organisateurs avaient obtenu l’autorisation de tenir leur rassemblement au terrain Assossa, conformément aux dispositions arrêtées avec les autorités compétentes. Toutefois, les manifestants auraient décidé de s’écarter de l’itinéraire et du site convenus, créant ainsi les conditions des affrontements observés dans plusieurs secteurs de la ville.

Concernant le bilan humain, les autorités démentent les informations faisant état de décès. Elles affirment que les incidents ont causé vingt blessés légers, dont quinze policiers et cinq manifestants.

Le gouvernement provincial fait également état de dégâts matériels, notamment l’incendie de cinq véhicules au cours des troubles.

Les autorités avancent par ailleurs l’existence d’un mode opératoire attribué à certains organisateurs ou sympathisants de l’opposition. Selon les services de sécurité, des individus désœuvrés auraient été recrutés, parfois sous l’influence de substances prohibées, puis placés en première ligne avec des armes blanches dans le but de provoquer les forces de l’ordre et de créer des incidents.

Face à cette situation, le gouvernement provincial a salué ce qu’il qualifie de « bravoure » et de « professionnalisme » des éléments de la Police nationale congolaise et des autres services de sécurité mobilisés pour l’encadrement de la manifestation.

Enfin, les autorités provinciales annoncent qu’elles se réservent le droit de saisir les juridictions compétentes afin de déterminer les responsabilités dans les violences enregistrées et les destructions de biens constatées.

Cette version des faits contraste avec celle de l’opposition, qui continue de dénoncer une répression contre des manifestants pacifiques. Les circonstances exactes des incidents demeurent ainsi au cœur d’une vive controverse politique.

Rédaction

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