Rivière Kasaï : Trois Ans Après l’Effondrement du Bac à Câble, les Habitants vivent un calvaire

Estimated read time 2 min read

Cela fait maintenant trois ans que le bac à câble sur la rivière Kasaï, à Kalumbu, s’est effondré, laissant les habitants du secteur entre Kasaï Lunyeka et Kasaï Luanga Tshimo en proie à de grandes difficultés pour leurs échanges commerciaux. Cette coupure est une source de préoccupation majeure pour les populations de la région, qui se sentent abandonnées par les autorités.

La société civile « Bonne Gouvernance » a contacté la rédaction d’Investigateur.net pour alerter sur la situation désastreuse des habitants. Les localités de Mutshima, Diboko et Nsumbula sont particulièrement touchées, car le bac à câble était l’unique voie de communication reliant les commerçants du Kasaï central aux bandes frontières du Kasaï.

Billy Bitangilayi, chef d’antenne de la société civile, déclare que cette situation a engendré une crise humaine et économique sans précédent entre les populations des deux secteurs concernés. Malgré l’ampleur de la crise, il accuse les autorités de rester inactives.

« Nous nous posons plusieurs questions quant à l’oubli de cette situation, alors que le gouverneur de province et le ministre national de Pêche et Élevage sont tous deux originaires du secteur de Lunyeka. Comment se fait-il que les députés nationaux et provinciaux ne parviennent pas à résoudre ce problème, qui semble pourtant si simple à régler ? » s’interroge-t-il.

Bitangilayi lance un appel urgent aux députés élus de la région et au gouvernement provincial pour qu’ils trouvent des solutions palliatives. Il suggère la construction d’un nouveau bac qui faciliterait non seulement les échanges commerciaux, mais relierait également les habitants du territoire de Tshikapa.

Il est à noter que l’effondrement du bac à câble s’est produit il y a plus de trois ans, et malgré les promesses de plusieurs élus, aucune solution concrète n’a été mise en place pour remédier à cette situation critique.

Les habitants de la région espèrent désormais une prise de conscience de la part des autorités pour rétablir leur moyen de subsistance et améliorer leurs conditions de vie.

Innocent Kayembe

+ There are no comments

Add yours