Mercredi 10 septembre, la France a été secouée par une journée de mobilisation sociale sous le mouvement « Bloquons tout », né sur les réseaux sociaux et relayé par plusieurs collectifs citoyens. À Paris, comme dans d’autres grandes villes, des milliers de manifestants ont exprimé leur opposition aux mesures d’austérité mises en œuvre par le gouvernement Bayrou, récemment renversé en début de semaine.
Dans la capitale, plusieurs foyers de tension se sont rapidement formés, notamment à Châtelet-Les Halles, à la Gare du Nord et sur la place des Fêtes. Les forces de l’ordre ont eu recours à des gaz lacrymogènes pour disperser certains rassemblements jugés non autorisés. Des affrontements sporadiques ont opposé les manifestants aux policiers, provoquant un climat de tension sur plusieurs axes de la ville.

Selon le ministère de l’Intérieur, 250 arrestations ont été effectuées dans les premières heures de cette journée nationale. Ces manifestations visaient à protester contre le président Emmanuel Macron, les coupes budgétaires et d’autres mesures sociales.
Cette mobilisation survient alors que Sébastien Lecornu, 39 ans, ancien ministre des Armées et cinquième Premier ministre du second quinquennat Macron, prenait ses fonctions à Matignon. La coïncidence souligne l’ampleur du défi social auquel le nouveau chef du gouvernement devra faire face dans les semaines à venir.

Le ministre de l’Intérieur démissionnaire est attendu en conférence de presse, place Beauvau, pour s’exprimer depuis la cellule de crise interministérielle, afin de présenter le bilan des heurts et détailler les mesures sécuritaires à venir.
Cette première journée de mobilisation laisse présager d’autres actions dans les prochains jours, les syndicats et collectifs citoyens annonçant déjà de nouvelles manifestations si leurs revendications ne sont pas prises en compte.
Guy Yuma

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