La Zone de santé de Masereka, dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu, fait face à d’importantes difficultés liées aux ressources humaines, aux infrastructures et aux moyens de fonctionnement.
Le médecin-chef de zone, le Dr Cyril Mumbere Musivirwa, a fait état de cette situation lors d’une rencontre avec le professeur Paul Katembo Vikanza, conseiller du Gouverneur militaire chargé des Infrastructures, en mission dans la région.
Selon le responsable sanitaire, seuls 6,4 % des agents de la Zone de santé de Masereka sont mécanisés, tandis que 5,8 % bénéficient de la prime de risque. Une situation qui, d’après lui, fragilise le fonctionnement de cette structure sanitaire, alors que les besoins de la population restent importants.
Des infrastructures et des moyens insuffisants

Outre le déficit en personnel pris en charge par l’État, l’Hôpital général de référence de Masereka est confronté à plusieurs difficultés matérielles. L’établissement souffre notamment d’un manque d’électricité et de moyens de transport.
Malgré l’inauguration récente de cinq nouveaux pavillons, plusieurs services essentiels ne disposent toujours pas de locaux adaptés. Il s’agit notamment de la médecine interne, de la pharmacie, de la morgue, de la buanderie, de l’administration et de la cuisine.
La concession de l’hôpital reste également dépourvue de clôture, ce qui constitue une autre préoccupation soulevée par les responsables de la Zone de santé.
Les préoccupations transmises aux autorités

Prenant acte de ces difficultés, le professeur Paul Katembo Vikanza, conseiller du Gouverneur militaire en charge des Infrastructures, s’est engagé à transmettre les préoccupations des responsables sanitaires à l’autorité provinciale.
Pour plusieurs observateurs, la résolution de ces défis nécessite un plaidoyer soutenu auprès des autorités, des élus nationaux et des notables de la région, afin de renforcer les ressources humaines et d’améliorer les infrastructures de l’Hôpital général de référence de Masereka.

L’objectif est de permettre à cette structure sanitaire de mieux répondre aux besoins de la population de cette partie du territoire de Lubero.
AMISI Jackson, depuis Butembo

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