Une session de renforcement des capacités à l’intention des journalistes points focaux a débuté ce lundi 7 juillet 2026 à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, dans le cadre des projets Tudienzele et Tuyekupala. Prévue du 6 au 10 juillet, cette formation de cinq jours porte sur la protection et la communication en matière de Violences basées sur le genre (VBG).
Prenant la parole à l’ouverture des travaux, la directrice générale de la structure Femme Main dans la Main pour le Développement Intégral (FMMDI), Nathalie Kambala, a insisté sur le rôle essentiel des journalistes dans la prévention et la lutte contre les VBG.
« Nous sommes venus vous outiller parce que vous êtes la voix de la communauté. Sans vous, le message de prévention n’arrivera pas dans les ménages. Un journaliste ne doit jamais citer le nom d’une victime. Ne cherchez pas le sensationnel. Votre rôle est de protéger, d’orienter et de prévenir. Ce que vous ne devez jamais faire, c’est faire honte à la victime une deuxième fois », a-t-elle déclaré.
Au cours de cette première journée, les participants ont été sensibilisés à la définition des VBG, à leurs différentes formes, ainsi qu’aux causes profondes et aux facteurs qui favorisent ces violences.
« Une VBG, ce n’est pas seulement le viol. C’est aussi le mariage précoce, les violences psychologiques, les injures ou encore le déni de ressources. Il est important de connaître ces différentes formes pour mieux informer la population. Certaines de nos coutumes banalisent malheureusement ces violences. Ensemble, nous devons combattre les normes socioculturelles qui entretiennent les inégalités », a poursuivi Nathalie Kambala.
Insistant sur l’importance de la prévention, elle a exhorté les journalistes à utiliser leurs plateformes pour sensibiliser les communautés.
« Notre rôle est de prévenir. Nous ne devons pas attendre qu’il y ait des drames pour réagir. Nous devons sensibiliser dans les écoles, les églises, les radios et tous les espaces communautaires afin de réduire les cas de VBG et de protéger l’avenir de nos enfants », a-t-elle souligné.
En clôturant son intervention, la directrice générale de la FMMDI a plaidé pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
« Je vous le dis en tant que mère : en dehors du sexe, il n’y a pas de différence entre l’homme et la femme. Tout ce que l’homme peut faire, la femme peut aussi le faire pour contribuer au développement de notre pays et de notre province du Kasaï », a-t-elle conclu.
Cette formation vise à doter les journalistes des outils nécessaires pour traiter les questions liées aux violences basées sur le genre dans le respect de l’éthique, de la dignité des survivantes et des principes de protection.
Par Passy Muima

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