Nommé par arrêté du 18 juillet 2023 à la tête du secteur de Kasadisadi, dans le territoire de Tshikapa, Matemboni Muyamba Gaston n’a toujours pas pris officiellement ses fonctions, près de deux ans après sa désignation.
Dans une interview accordée à Investigateur.net le 19 juin 2026, l’intéressé affirme que son installation demeure bloquée en raison de l’absence de notification officielle l’autorisant à entrer en fonction. Il souligne que plusieurs responsables nommés par le même arrêté ont déjà rejoint leurs postes respectifs.
« J’ai multiplié les démarches sans succès », a-t-il déclaré, regrettant une situation qui perdure depuis plus de 23 mois.
Selon ses explications, l’intérim continue d’être assuré par l’ancien chef de secteur, alors que ce dernier ne figure plus sur la liste des responsables désignés par l’arrêté du 18 juillet 2023.
Pour Matemboni Muyamba Gaston, ce blocage administratif a des conséquences directes sur le développement local. Il estime que le secteur de Kasadisadi accuse un retard important par rapport à d’autres entités administratives de la province.
« Le secteur de Kasadisadi demeure enclavé et en retard, alors que d’autres secteurs avancent », a-t-il soutenu, appelant à l’implication du gouverneur du Kasaï ainsi que des élus nationaux de la circonscription de Tshikapa-Territoire afin de trouver une solution.
Par ailleurs, certaines sources évoquent l’existence d’influences politiques qui favoriseraient le maintien de l’ancien chef de secteur. Ces allégations n’ont toutefois pas été confirmées de manière indépendante.
Joint par la rédaction, Peter Tshisuaka a indiqué qu’il reviendrait prochainement avec des éléments précis sur ce dossier.
Situé dans le territoire de Tshikapa, le secteur de Kasadisadi fait face depuis plusieurs mois à des tensions administratives liées à cette situation. Plusieurs observateurs estiment que l’absence d’une autorité officiellement notifiée ralentit la mise en œuvre de certains projets de développement de base.
À ce stade, les différentes affirmations relatives aux causes du blocage restent des déclarations des parties concernées et appellent des clarifications des autorités compétentes.
Dossier à suivre.
Innocent Kayembe.

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