Les incidents survenus lors du sit-in de l’opposition à Kinshasa continuent d’alimenter la controverse entre les acteurs politiques congolais. Alors que plusieurs figures de l’opposition dénoncent une répression des forces de sécurité, le gouvernement livre une lecture totalement différente des événements.
S’exprimant au nom de l’exécutif, la vice-ministre de l’Intérieur, Eugénie Tshiela Kamba, a affirmé que les droits et libertés fondamentales sont pleinement garantis en République démocratique du Congo sous la présidence de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Elle rejette catégoriquement les accusations faisant état de violences policières contre les manifestants ayant pris part au rassemblement organisé aux abords du Palais du Peuple.
Selon la vice-ministre, les incidents rapportés ne seraient pas le résultat d’une intervention brutale des forces de l’ordre, mais plutôt d’une stratégie de communication mise en œuvre par certains acteurs de l’opposition. Elle accuse ces derniers d’avoir cherché à présenter les événements comme une répression afin de susciter l’émotion de l’opinion publique.
Eugénie Tshiela Kamba soutient également que certains éléments matériels auraient été utilisés pour renforcer cette version des faits et donner du crédit aux accusations portées contre les autorités.
Sur le plan sécuritaire, elle assure que la Police nationale congolaise a agi dans le strict respect des dispositions légales encadrant le maintien de l’ordre public. Elle affirme notamment qu’aucun tir à balle n’a été enregistré durant la gestion de cette manifestation.
Cette réaction intervient alors que les versions des faits demeurent contradictoires. Tandis que le gouvernement parle d’une tentative de manipulation politique, l’opposition continue de dénoncer ce qu’elle considère comme une répression visant des manifestants pacifiques.
Dans ce contexte de forte tension politique, chaque camp maintient sa position sur le déroulement du sit-in et sur les responsabilités dans les incidents survenus dans la capitale.
Les autorités affirment vouloir rétablir la vérité sur les événements, alors que l’opposition réclame des explications et continue de dénoncer des atteintes aux libertés publiques.
Par Kid

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