Kinshasa : Après le sit-in avorté de l’opposition, Moïse Katumbi accuse le pouvoir de violences

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L’opposant Moïse Katumbi a vivement réagi aux incidents survenus ce vendredi à Kinshasa lors de la tentative de sit-in organisée par la Coalition Article 64 devant le Palais du Peuple. Depuis l’étranger, le président d’Ensemble pour la République a dénoncé ce qu’il qualifie de répression contre des citoyens exerçant leur droit de manifester.

Dans une déclaration rendue publique après les échauffourées, Moïse Katumbi accuse la Force du Progrès, structure proche de l’UDPS, d’avoir attaqué des manifestants sous le regard des forces de l’ordre.

« Pourtant, aujourd’hui en RDC, des Congolaises et des Congolais qui exerçaient simplement leur droit de manifester ont été violemment attaqués par la milice de l’UDPS, la Force du Progrès, sous le regard complice des forces de l’ordre », a-t-il déclaré.

L’ancien gouverneur du Katanga affirme que plusieurs personnes ont été blessées lors de ces incidents, certaines se trouvant dans un état critique. Il évoque également la possibilité de pertes en vies humaines, tout en précisant que le bilan exact reste à confirmer.

Dans son message, l’opposant met directement en cause le président Félix Tshisekedi, qu’il tient pour responsable de la situation.

« Le Président porte une responsabilité écrasante dans ces violences et dans le climat de tension qu’il entretient dans notre pays. Ce soir, Félix Tshisekedi a du sang sur les mains », a-t-il affirmé.

Malgré les violences dénoncées, Moïse Katumbi assure que l’opposition poursuivra son combat dans le respect des principes démocratiques.

« Face à la sauvagerie, nous ne reculerons pas ! Nous continuerons à nous battre, par des moyens pacifiques et démocratiques, pour défendre la Constitution, nos libertés et l’avenir de la RDC », a-t-il conclu.

Cette réaction intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour du débat sur un éventuel changement de la Constitution. La Coalition Article 64 et plusieurs partis d’opposition multiplient les initiatives pour s’opposer à toute réforme constitutionnelle qu’ils jugent contraire aux intérêts du pays.

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