L’Association Nationale des Victimes du Congo a salué les initiatives entreprises par le Fonds National de Réparation des Victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité en faveur des victimes des récentes attaques meurtrières survenues dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu.
Dans une déclaration rendue publique, l’ANVC a reconnu la mobilisation du FONAREV auprès des populations affectées par les violences. L’association souligne notamment les efforts déployés pour assurer une prise en charge digne des familles endeuillées et des survivants.
Selon les données recueillies par l’ANVC, 19 civils ont été tués dans les quartiers de Ngandi et Vemba lors des attaques perpétrées dans la nuit du 30 au 31 mai 2026. Entre le 1er et le 2 juin, 16 autres personnes ont perdu la vie dans les villages de Matete, Kitoho et Kingeche, portant le bilan à 35 morts en l’espace de quelques jours.
Face à cette situation dramatique, l’association affirme avoir constaté sur le terrain l’implication du FONAREV dans la coordination de l’assistance humanitaire, sanitaire, psychologique et funéraire destinée aux victimes, y compris au bénéfice des communautés autochtones touchées par les violences.
S’appuyant sur les dispositions légales relatives à la protection et à la réparation des victimes des conflits armés en République démocratique du Congo, l’ANVC appelle les autorités compétentes ainsi que les partenaires internationaux à renforcer leur soutien au FONAREV. L’organisation estime que cet accompagnement est indispensable pour accélérer les enquêtes visant à identifier les auteurs de ces crimes et garantir le respect de la dignité des victimes.
Pour l’ANVC, l’engagement du FONAREV constitue une avancée significative dans le processus de reconnaissance des préjudices subis par les populations de l’Est du pays. L’association réaffirme sa volonté de poursuivre sa collaboration avec le Fonds afin de faire de la réparation, de la mémoire et de la justice des priorités nationales.
À travers cette prise de position, l’ANVC remet au cœur du débat la question de la protection des civils dans les zones affectées par les conflits et salue une dynamique qu’elle considère porteuse d’espoir pour les victimes des massacres de Beni.
Innocent Kayembe
Investigateur.net

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