Les chefs de la cellule Kihondo, située dans le quartier Kyaghala, en commune Bulengera, à Butembo, alertent sur une recrudescence présumée de ventes clandestines de parcelles dans leur entité. Ils dénoncent également des menaces de déguerpissement visant certains habitants, sans qu’aucune décision judiciaire ne l’ordonne.
S’exprimant devant la presse ce vendredi 24 juillet 2026, le chef adjoint de la cellule Kihondo, Moïse Tembo, affirme que des individus se présentant comme des chefs terriens procéderaient à la vente de terrains en dehors des procédures légales.
Selon les responsables locaux, certaines personnes se réclamant ayants droit effectueraient ces transactions en l’absence des chefs de base. Ils mettent ainsi en garde les potentiels acquéreurs contre le risque de perdre leur argent, estimant qu’aucune carte officielle de lotissement ne serait disponible pour cette zone.
Les chefs de Kihondo craignent que cette situation ne dégénère en conflit foncier et ne compromette la paix sociale. Ils appellent le comité urbain de sécurité à intervenir rapidement afin de prévenir d’éventuels affrontements ou actes de justice populaire.
Ils recommandent par ailleurs à toute personne souhaitant acheter ou vendre une parcelle dans cette partie de Butembo de se renseigner au préalable auprès des autorités locales et des riverains, afin d’éviter toute transaction litigieuse.
De son côté, Maître Vianney Kanzira, juriste et avocat, appelle également à la prudence. Il rappelle que Butembo étant une entité urbaine officiellement reconnue depuis 2003, la gestion foncière ne relève plus, selon lui, des autorités coutumières. Il conseille donc aux candidats acquéreurs de vérifier scrupuleusement la légalité de toute transaction foncière avant de s’engager, afin d’éviter d’acheter une parcelle dans l’illégalité.
Amisi Jackson

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