AMICONGO SA : René Mayilukila démonte les accusations visant la DG intérimaire de la LMC

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Le président du Conseil d’administration d’Amicongo SA, René Mayilukila Ndakivangi, réagit aux accusations formulées par Evin’s Tulomba contre la directrice générale intérimaire des Lignes Maritimes Congolaises (LMC), Gisèle Mbwansiem Mbiung. Il qualifie ces allégations de « fallacieuses et infondées ».

Dans une mise au point, René Mayilukila estime que ces accusations reposent sur une méconnaissance du fonctionnement et des mécanismes de gouvernance d’Amicongo SA, une société d’économie mixte dans laquelle la LMC détient 49,4 % des parts.

Selon le PCA, la désignation du directeur général d’Amicongo SA découle d’un accord de contrôle conclu entre la LMC et d’autres actionnaires regroupés au sein de la plateforme « LMC et Alliés », qui détiendrait 51,4 % du capital. Cet accord confère à la LMC le pouvoir de désigner le directeur général, tandis que les actionnaires alliés assurent la présidence du Conseil d’administration.

« Le pouvoir des administrateurs n’est nullement concerné par ce choix. Cette compétence appartient à la LMC et la décision a été entérinée conformément aux procédures établies », affirme René Mayilukila.

Le président du Conseil d’administration dénonce également ce qu’il présente comme une campagne de désinformation menée par des personnes opposées à la décision du Conseil d’administration de la LMC de ne pas reconduire dans ses fonctions l’administrateur directeur général sortant, Guy Pascal Ngoma, arrivé au terme de son mandat.

Pour justifier cette décision, René Mayilukila évoque une situation financière et opérationnelle préoccupante sous la gestion précédente. Il cite notamment des états financiers déficitaires, l’augmentation de la masse salariale, des accusations de népotisme, des pratiques de gestion contestées ainsi qu’un endettement de plusieurs millions de dollars auprès de différents partenaires.

À l’en croire, le non-renouvellement du mandat de l’ADG sortant répondait à la volonté d’éviter une aggravation des difficultés financières et opérationnelles d’Amicongo SA.

Le PCA salue, par ailleurs, l’action de la directrice générale intérimaire de la LMC, Gisèle Mbwansiem Mbiung, qu’il décrit comme une dirigeante ayant fait preuve de « clairvoyance et de dynamisme ». Il estime que son soutien, aux côtés du Conseil d’administration de la LMC, à une nouvelle orientation managériale pourrait contribuer au redressement de l’entreprise.

Cette réaction de René Mayilukila constitue une réponse officielle aux accusations visant la direction intérimaire de la LMC. Elle intervient dans un contexte où les questions liées à la gouvernance, à la gestion et à la performance des entreprises publiques et mixtes continuent de susciter le débat en République démocratique du Congo.

Lelo

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