Le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire sur la gestion des fonds publics dans le cadre d’un contrat liant le Fonds de Réparation et d’Indemnisation des Victimes des Activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO) à la société DIVO SARL.
À l’origine de cette décision, plusieurs présomptions d’irrégularités jugées graves. Selon les premières informations, plus d’un million de dollars américains auraient été décaissés, dont une partie importante reste à ce jour sans justification claire.
À cela s’ajoute l’absence de livrables conformes aux engagements contractuels, notamment dans la réalisation du documentaire consacré au « GENOCOST ».
Des manquements aux règles de passation des marchés publics ont également été relevés, renforçant les soupçons d’une gestion opaque du projet. Ces faits pourraient être qualifiés de détournement de deniers publics, une infraction sévèrement réprimée par la législation congolaise.
Face à la gravité des faits, le ministre a instruit le procureur général près la Cour de cassation d’identifier tous les responsables impliqués dans ce dossier.
Il a également exigé l’engagement de poursuites judiciaires appropriées ainsi que la prise de mesures conservatoires immédiates, notamment le gel et la saisie des avoirs liés à cette affaire.
Cette enquête s’inscrit dans un contexte de renforcement de la lutte contre la corruption et l’impunité en République démocratique du Congo, où les autorités affichent une volonté croissante de garantir la transparence dans la gestion des ressources publiques.
Par Lelo

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