Le président kényan William Ruto a suscité de vives réactions après une déclaration faite lors d’un meeting, dans laquelle il évoque un projet de corridor ferroviaire reliant le Kenya à la République démocratique du Congo via l’Ouganda.
« J’ai parlé avec Yoweri Museveni. Il faut que cette ligne ferroviaire passe par l’Ouganda jusqu’en République démocratique du Congo afin d’y exploiter les richesses et contribuer à l’enrichissement de notre pays », a déclaré le chef de l’État kényan.
Un projet stratégique aux enjeux économiques majeurs
Cette sortie publique met en lumière les ambitions régionales autour des infrastructures de transport, notamment les projets d’extension du réseau ferroviaire d’Afrique de l’Est vers les zones riches en ressources naturelles de la RDC.
Le Kenya, déjà engagé dans le développement du Standard Gauge Railway (SGR), cherche à étendre son influence économique en facilitant l’accès aux marchés et aux matières premières de l’arrière-pays africain.
Une déclaration qui interroge en RDC
Cependant, les propos de William Ruto, évoquant explicitement « l’exploitation des richesses » congolaises au profit de son pays, pourraient susciter des interrogations, voire des inquiétudes, en RDC, où la question de la souveraineté économique et de la gestion des ressources naturelles reste particulièrement sensible.
Dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires persistantes dans l’Est du pays et une compétition accrue autour des minerais stratégiques, cette déclaration risque d’alimenter le débat sur les partenariats régionaux et les intérêts en jeu.
Entre intégration régionale et souveraineté économique
Si le projet ferroviaire peut être perçu comme un levier d’intégration économique régionale et de désenclavement, il pose néanmoins la question de l’équilibre entre coopération gagnant-gagnant et préservation des intérêts nationaux de la RDC.
Rédaction

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