Une épidémie de choléra frappe la prison centrale de Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo Central, causant la mort de onze détenus et contaminant 74 autres parmi une population carcérale estimée à 800 personnes, selon un communiqué officiel publié le 30 mars.
Une riposte sanitaire d’urgence
Face à la propagation rapide de la maladie, les autorités congolaises ont déclenché une série de mesures d’urgence. Un centre de traitement du choléra a été installé directement dans l’enceinte pénitentiaire afin de prendre en charge les cas confirmés et limiter les risques de transmission.
Les équipes médicales ont également été renforcées pour répondre à l’afflux de patients, tandis que des opérations d’assainissement ont été lancées pour améliorer les conditions d’hygiène, souvent précaires dans les établissements carcéraux.
Suspension des nouvelles admissions
Dans le but de contenir l’épidémie, le gouvernement a décidé de suspendre temporairement les nouvelles admissions à la prison centrale de Mbanza-Ngungu. Cette mesure vise à éviter une surpopulation accrue, facteur aggravant dans la propagation du choléra.
Un contexte sanitaire préoccupant
Cette situation met en lumière les défis persistants liés aux conditions sanitaires dans les prisons de la République démocratique du Congo, où la promiscuité, l’accès limité à l’eau potable et les infrastructures insuffisantes favorisent la propagation rapide des maladies hydriques comme le choléra.
Les autorités assurent suivre de près l’évolution de la situation et appellent à la vigilance afin d’éviter une extension de l’épidémie au-delà du milieu carcéral.
Rédaction

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