RDC : Reddition des Mobondo, Jacquemain Shabani prône une justice au cas par cas

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Le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a clarifié la position du gouvernement congolais sur le traitement des miliciens Mobondo ayant choisi de déposer les armes. Si Kinshasa privilégie une approche de pacification basée sur le désarmement et la réinsertion, il exclut toute forme d’impunité systématique.

Une pacification sans renoncer à la justice

Face à la presse mardi, le patron de la sécurité intérieure a insisté sur le fait que le processus en cours ne constitue en aucun cas une amnistie générale. Selon lui, chaque combattant devra répondre de ses actes en fonction de son implication dans les exactions.

« Il n’a été, en aucun moment, question de s’asseoir sur la justice (…) la justice reste un pouvoir indépendant », a-t-il martelé.

Le gouvernement entend ainsi concilier deux impératifs : restaurer la paix dans les zones affectées et garantir que les crimes graves ne restent pas impunis.

Une approche individualisée des responsabilités

La ligne officielle repose sur une évaluation « au cas par cas », prenant en compte :
le statut du combattant,
son parcours au sein de la milice, la gravité des actes commis.

Cette approche vise à éviter les amalgames tout en renforçant la crédibilité de l’État dans la gestion des crises sécuritaires.

Des résultats déjà significatifs sur le terrain

Selon un rapport des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le processus de reddition affiche des avancées notables :
692 miliciens Mobondo se sont rendus ; un arsenal conséquent a été récupéré, comprenant :
92 armes calibre 12,
75 fusils AK-47,
3 mitrailleuses PKM,
des mortiers et des munitions de guerre.

Ces chiffres traduisent une dynamique encourageante dans les efforts de stabilisation de l’espace Grand Bandundu.

Entre réinsertion et exigence de responsabilité

La stratégie gouvernementale s’inscrit dans une logique de sortie de crise durable : offrir une porte de sortie aux combattants tout en maintenant la pression judiciaire sur les auteurs de crimes graves.

Reste à voir comment cette approche sera appliquée concrètement sur le terrain judiciaire, dans un contexte où les attentes des populations locales en matière de justice restent élevées.

Rédaction

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