RDC : Joseph Kabila condamné à mort par contumace dénonce des accusations « fabriquées » et défie Félix Tshisekedi

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L’ancien président congolais Joseph Kabila (2001-2019) signe un retour fracassant sur la scène politique dans un contexte de fortes tensions en République démocratique du Congo. Condamné à mort par contumace pour trahison, il rejette catégoriquement les accusations des autorités de Kinshasa, qui l’accusent de soutenir la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23).

« Des accusations montées de toutes pièces »

Dans une interview accordée depuis Goma, ville sous contrôle rebelle depuis 2025, Joseph Kabila a dénoncé des accusations « fabriquées », affirmant être victime d’une instrumentalisation politique.

Installé dans une zone sous influence du Mouvement du 23 mars, l’ancien chef de l’État évolue dans un environnement marqué par une insécurité persistante, où les affrontements armés restent fréquents.

« Je crois que je vis dans une grotte depuis bien longtemps… Je suis devenu un homme des cavernes », a-t-il ironisé, tout en rejetant tout lien avec la rébellion.

Une rupture consommée avec Félix Tshisekedi

Les relations entre Joseph Kabila et son successeur Félix Tshisekedi se sont profondément détériorées au fil des années. L’ancienne cohabitation politique s’est muée en un affrontement ouvert.

Kinshasa accuse notamment l’ex-président d’alimenter l’instabilité chronique dans l’Est du pays, théâtre de conflits impliquant plusieurs groupes armés, dont le Mouvement du 23 mars.

Ambiguïtés sur ses intentions politiques

Au cours de cet entretien, Joseph Kabila est resté évasif quant à un éventuel retour actif en politique. Il a toutefois défendu son mode de vie actuel et laissé planer le doute sur son rôle lors de l’élection présidentielle de 2018, sans fournir de précisions.

Un climat sécuritaire toujours explosif

Cette affaire intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’Est de la RDC, où les combats entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les groupes armés continuent de faire des victimes et d’aggraver la crise humanitaire.

Entre accusations politiques, enjeux sécuritaires et rivalités de pouvoir, ce nouvel épisode illustre la fragilité de l’équilibre politique congolais.

Rédaction

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