La campagne « Oui, je le veux », lancée par la ministre de la Jeunesse, Grâce Émie Kutino, dans le cadre de la sensibilisation autour de la réforme constitutionnelle, continue de faire réagir. Dans une lettre ouverte, Me Bedi Kuminga Mayanga remet en cause cette initiative, estimant que les priorités de la jeunesse congolaise se situent davantage sur le terrain de l’emploi, de l’entrepreneuriat et de l’amélioration des conditions de vie.
Dans sa correspondance adressée à la ministre, l’avocat considère que le débat autour de la réforme constitutionnelle ne répond pas aux préoccupations quotidiennes de nombreux jeunes confrontés au chômage, à la précarité et au manque de perspectives économiques.
Selon lui, plusieurs structures chargées d’encadrer et d’accompagner la jeunesse ne remplissent pas pleinement leur mission, laissant de nombreux jeunes sans véritable soutien pour leur insertion professionnelle.
Une critique sur le slogan « Oui, je le veux »
Me Bedi Kuminga Mayanga s’interroge également sur l’utilisation du slogan « Oui, je le veux », qu’il affirme être déjà associé à un ministère chrétien consacré à l’encadrement des couples et des fiancés. À ses yeux, son utilisation dans un contexte politique pourrait créer une confusion au sein de l’opinion publique.
L’emploi des jeunes au cœur des priorités
Au-delà de cette critique, l’auteur de la lettre invite le ministère de la Jeunesse à concentrer ses efforts sur des programmes concrets de création d’emplois.
Il suggère notamment de mobiliser les jeunes dans des projets d’assainissement urbain, d’entretien des infrastructures publiques et d’autres initiatives de développement communautaire, qu’il considère comme des leviers susceptibles de favoriser l’insertion professionnelle.
Me Bedi Kuminga plaide également pour un renforcement du soutien aux Conseils provinciaux de la jeunesse ainsi qu’aux jeunes entrepreneurs confrontés à des difficultés d’accès au financement.
Un appel à des actions concrètes
À travers cette lettre ouverte, Me Bedi Kuminga Mayanga relance le débat sur les politiques publiques en faveur de la jeunesse. Il estime que les attentes des jeunes Congolais exigent des réponses concrètes, notamment en matière d’emploi, d’accompagnement entrepreneurial et de développement économique, afin de transformer les ambitions affichées en résultats tangibles.
Lelo

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