Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé, vendredi, l’ouverture d’une enquête pour meurtre constitutif de crime de guerre après la mort d’une ressortissante française à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo.
La victime, âgée de 54 ans et employée de l’UNICEF, avait perdu la vie le 11 mars 2023 au petit matin lorsqu’un engin explosif avait frappé son domicile.

Selon les autorités judiciaires françaises, ces faits s’inscrivent dans le contexte du conflit armé qui oppose les forces gouvernementales congolaises au mouvement rebelle AFC/M23, accusé d’être soutenu par le Rwanda, et qui ensanglante l’est de la RDC depuis plusieurs années.
L’enquête a été confiée à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH) de la gendarmerie nationale française. Elle vise notamment à établir les circonstances exactes du drame, à identifier d’éventuelles responsabilités et à tenir informés les proches de la victime de l’évolution des investigations.
Si les faits étaient confirmés comme relevant d’un crime de guerre, ils pourraient faire l’objet de poursuites en France au titre de la compétence universelle pour les crimes les plus graves du droit international.
BIN

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