Beni : Agression du président de la société civile de Bungulu, la structure exige justice et la permutation de l’unité de police impliquée

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Une vive indignation secoue la commune de Bungulu, en ville de Beni, au Nord-Kivu, après l’agression de Monsieur Jires Mukongoli, président de la société civile forces vives noyau communal de Bungulu. Les faits se sont produits le dimanche 1er mars 2026, dans un climat que la structure qualifie de répression croissante contre les civils.

Selon les informations recueillies auprès de ses proches, l’agression serait intervenue aux alentours de 20 heures. Défenseur des droits humains, Jires Mukongoli se serait rendu sur le terrain pour dénoncer des cas présumés de tracasseries policières visant des habitants du quartier.

D’après la société civile, des éléments de l’unité d’intervention LENI, sous-ciat de Ndindi, seraient impliqués dans l’incident. La victime aurait reçu un coup de poing au visage, avant qu’une somme estimée à 400 000 francs congolais ne lui soit ravie.

Admis dans une structure sanitaire pour des soins, son état de santé ne serait pas alarmant, selon ses proches.

Une attaque perçue comme une tentative d’intimidation
Pour la société civile de Bungulu, cette agression constitue une tentative d’intimidation et de musellement d’un acteur engagé dans la défense des droits des citoyens.

« La société civile joue un rôle essentiel dans la promotion de la démocratie et de la justice. Toute attaque contre ses animateurs est une atteinte aux libertés fondamentales », estime un membre de la structure.

Face à cette situation, la société civile forces vives de Bungulu exige :
L’ouverture d’une enquête indépendante ;
La réparation des dommages subis ;
La traduction en justice des auteurs présumés ;
La permutation de l’unité de police incriminée afin de garantir l’impartialité des investigations.

Cette agression s’inscrirait, selon les acteurs locaux, dans un contexte plus large de tensions et de dénonciations répétées contre certaines pratiques des forces de l’ordre.

Des voix s’élèvent pour appeler les autorités urbaines et provinciales à prendre des mesures concrètes afin de protéger les défenseurs des droits humains et garantir un environnement sécurisé pour les organisations de la société civile.

La communauté nationale et les organisations de défense des droits humains sont également invitées à suivre de près cette affaire, afin que lumière soit faite sur les circonstances exactes de cette agression.

Graciano Nguomoja, Beni

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