Les sanctions que les États-Unis envisageaient d’imposer au Rwanda pour violation présumée d’un accord de paix relatif à l’est de la République démocratique du Congo ont été suspendues sine die, rapporte le quotidien américain The Wall Street Journal.
Selon le journal, cette suspension serait intervenue après une série de contacts diplomatiques de haut niveau. Le président rwandais Paul Kagame aurait personnellement échangé, fin janvier, avec le sénateur américain Lindsey Graham.
D’après les mêmes sources, le sénateur aurait ensuite pris attache avec la Maison-Blanche ainsi qu’avec le bureau du vice-président JD Vance, afin de plaider en faveur de Kigali.
Au cœur des discussions :
le rôle du Rwanda comme partenaire sécuritaire clé dans la région des Grands Lacs ; son statut de fournisseur stratégique de minéraux critiques, essentiels aux chaînes d’approvisionnement technologiques occidentales.
Selon les arguments avancés à Washington, sanctionner Kigali pourrait fragiliser un allié considéré comme fiable dans un contexte régional déjà marqué par de fortes tensions sécuritaires dans l’est congolais.
La suspension des sanctions constitue un signal diplomatique important alors que Kinshasa accuse régulièrement Kigali d’ingérence et de soutien aux groupes armés opérant dans l’est de la RDC des accusations que le Rwanda rejette.
Pour la RDC, cette évolution pourrait être perçue comme un revers diplomatique, dans un contexte où une pression internationale accrue était attendue pour faire respecter les engagements régionaux en matière de paix et de sécurité.
La situation demeure toutefois évolutive. À ce stade, aucune communication officielle n’a confirmé de manière définitive l’abandon formel du processus de sanctions.
Lelo

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