Le Corps des défenseurs judiciaires près le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Butembo a annoncé le maintien de son mouvement de cessation de prestations. Cette décision a été prise lors d’une Assemblée générale extraordinaire le samedi 24 janvier 2026, dans la salle des audiences publiques du Tribunal de paix de Butembo, située dans la province du Nord-Kivu.
Cette Assemblée générale revêtait une importance particulière, car elle était la première depuis l’élection récente du nouveau syndic, Maître Modeste Kamwira. Plusieurs points ont été abordés, mais l’évaluation d’un dossier opposant les défenseurs judiciaires au procureur de la République près le TGI, le magistrat Alain Ngoy Mwilambwe, a constitué le clou des débats.
Les membres du corps de défense ont souligné l’absence de solution concrète à leur conflit avec le procureur. Ils ont exprimé leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme l’indifférence de certaines autorités compétentes. Dans un contexte déjà tendu, ils ont décidé de maintenir la cessation de leurs prestations devant le parquet près le TGI de Butembo jusqu’à nouvel ordre.
Lors de cette assemblée, les défenseurs judiciaires ont également lancé un appel pressant aux autorités, les exhortant à prendre des mesures urgentes pour garantir un climat serein et propice à l’administration de la justice. Parmi les mesures réclamées figurent :
- Des sanctions disciplinaires contre le procureur Alain Ngoy Mwilambwe.
- Sa mutation hors du ressort où il est accusé d’abus.
Les défenseurs judiciaires ont formulé des accusations graves contre le procureur, notamment :
- Des abus de pouvoir.
- Des arrestations arbitraires.
- Des actes de concussion.
- De la rébellion.
- Des violences et voies de fait.
Ces allégations illustrent une profonde crise de confiance entre les avocats et le système judiciaire local, exacerbée par le sentiment que les responsables judiciaires ne sont pas tenus pour compte de leurs actes.
Les défenseurs judiciaires ont clairement indiqué que, si leurs revendications ne sont pas entendues dans un avenir proche, ils pourraient intensifier leur mouvement en étendant la cessation de prestations à l’ensemble des juridictions judiciaires. Cette situation laisse présager de tensions potentielles au sein du système judiciaire de Butembo, rendant urgente la nécessité d’une médiation efficace.
La persistance de la cessation des prestations par les défenseurs judiciaires interpelle non seulement les autorités locales, mais aussi l’ensemble des acteurs impliqués dans l’administration de la justice en République Démocratique du Congo. La résolution rapide et constructive de ce conflit est essentielle pour restaurer la confiance dans les institutions judiciaires et garantir un accès équitable à la justice pour tous.
AMISI Jackson

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