Le débat national s’enflamme après la sortie controversée de Mgr Fulgence Muteba, président de la CENCO, sur la gestion des ressources minières par le régime en place. Dans une riposte virulente, l’homme politique Steve Mbikayi accuse le prélat de détourner l’attention du véritable enjeu : l’agression armée et le pillage orchestré par le Rwanda et ses alliés du M23 à l’Est de la RDC.
Dans un droit de réponse musclé, Steve Mbikayi dénonce ce qu’il qualifie de « contresens moral et stratégique » de la part de Mgr Muteba, qui a fustigé les contrats miniers de longue durée et le projet du corridor de Lobito. Selon lui, ces critiques éludent volontairement les crimes économiques et humanitaires commis par le Rwanda dans les zones occupées.
« En attaquant des accords diplomatiques transparents et en ignorant le pillage documenté par les rapports de l’ONU, Mgr Muteba fait le jeu des ennemis de la RDC », affirme Mbikayi. Il insiste sur la gravité de cette omission : « Le véritable scandale n’est pas un contrat signé par deux États, mais l’exploitation sauvage de nos minerais par des forces étrangères dans le sang et la douleur. »
Pour Steve Mbikayi, les accords comme ceux du corridor de Lobito sont des outils stratégiques pour réduire l’influence des réseaux de contrebande et renforcer la souveraineté économique du pays. « Mieux vaut un contrat officiel, même critiquable, qu’un silence coupable qui profite à l’agresseur », martèle-t-il.
Enfin, l’ancien ministre met en garde contre une instrumentalisation politique du discours ecclésiastique. Il soupçonne certains cercles proches de l’opposition d’utiliser la tribune de l’Église pour fragiliser le pouvoir légitime. « Le moment est grave. Nous avons besoin d’unité et de résistance, pas de sermons déséquilibrés qui minent notre position face à l’agression », conclut-il.
Dans un contexte de guerre imposée, Steve Mbikayi appelle toutes les forces vives, y compris les leaders religieux, à un patriotisme responsable, centré sur la défense de la souveraineté nationale et la dénonciation claire de l’agresseur rwandais.
BIN

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